SSE #141: L’hydratation chez les joueurs de football

William M. Adams and Douglas J. Casa

POINTS PRINCIPAUX 

  • Selon la documentation scientifique, une déshydratation allant jusqu’à 2 % de la masse corporelle entraîne une diminution de la performance. Cette diminution de la performance altère, entre autres, la capacité aérobie et anaérobie, la force, la puissance et la fonction cognitive, toutes essentielles aux joueurs de football.

  • Les programmes de réhydratation personnalisés minimisent les pertes de liquide et aident à préserver l’euhydratation (taux d’hydratation normal). Ces programmes de réhydratation peuvent facilement tenir compte des séances d’entraînement et des parties de football afin de maximiser la performance des joueurs et préserver leur santé.

  • Aussi, l’élaboration des stratégies d’hydratation des joueurs de football doit-elle prendre en considération l’équipement de protection porté par les joueurs de football et des conditions climatiques parfois extrêmes auxquelles ils doivent s’adapter.

  • En période de chaleur intense, le risque de déshydratation et ses effets négatifs sur la performance ainsi que les risques pour la santé des joueurs augmentent en raison de l’exacerbation des mécanismes thermorégulateurs de l’organisme et des efforts cardiovasculaires provoqués par les pertes d’eau corporelle.

INTRODUCTION

Le football est un sport d’équipe caractérisé par des exercices de courte durée et à intensité élevée, suivis par de brèves (25 à 40 secondes) périodes de récupération (Craig, 1968). Les caractéristiques physiques des athlètes varient selon leur position de jeu; en général, les joueurs spécialisés sont minces et rapides, tandis que les joueurs de ligne sont plus grands, et leur masse musculaire et leur masse grasse sont plus importantes. Selon les exigences de la ligue et le niveau des joueurs, tous les athlètes doivent porter un équipement de protection qui comprend un casque, des épaulières et des pantalons avec des protections pour les hanches, les cuisses, les genoux et le coccyx. En compétition, une partie se divise en quatre quarts d’une durée de 12 à 15 minutes, chacun. Après le deuxième quart, il y a une mi-temps qui dure de 12 à 20 minutes, pendant laquelle les athlètes peuvent prendre une pause. La distance couverte par les joueurs de football pendant une partie varie considérablement, les receveurs éloignés et les demis défensifs couvrant une plus grande distance que les joueurs de ligne. Si les joueurs de ligne couvrent une plus petite distance, ils doivent néanmoins déployer de leur côté plus de puissance musculaire lors de poussées de courte durée et d’une intensité élevée (DeMartini et coll., 2011). Certaines données suggèrent aussi que les besoins en liquide et les pertes d'eau par sudation varient considérablement d’un joueur de football à l’autre (Godek et coll., 2008). Il a été observé que, en fonction de leur taille et de leur masse corporelle, les joueurs de ligne perdent de grandes quantités de sueur, ce qui nécessite de grandes quantités d’eau pour compenser les pertes d’eau par sudation (Godek et coll., 2008).

Pendant l’exercice, le risque de déshydratation est élevé parce que le taux de sudation augmente pour favoriser la thermorégulation. Dans le cas du football, le risque de déshydratation est encore plus élevé puisqu’il se joue en saison estivale (fin de l’été et début de l’automne), ce qui expose les athlètes à des conditions climatiques extrêmes (température ambiante et humidité relative élevées), et parce que l’équipement de protection peut empêcher la dissipation de chaleur pendant l’exercice (Armstrong et coll., 2010; McCullough et Kenney, 2003). Les autres aspects dont il faut tenir compte sont la taille des athlètes, en particulier leur surface et leur masse corporelles, puisque les joueurs de plus grande taille ont un plus grand nombre de glandes sudoripares et produisent plus de sueur que les joueurs de plus petite taille (Godek et coll., 2005a). Il a été observé que les pertes de chaleur par évaporation sont moins importantes chez les joueurs de ligne que chez les joueurs des autres positions en raison de la nature relativement statique de leur position et du manque d’aération de la peau (Deren et coll., 2014).

La combinaison de plusieurs facteurs, dont une température ambiante élevée, la nécessité de porter un équipement de protection et de gros muscles ou une masse grasse importante, augmente le taux de sudation qui vient dissiper la chaleur produite par les muscles sollicités. Pendant l’exercice, 75 à 80 % de l’énergie utilisée par les muscles sollicités est convertie en chaleur, que le corps emmagasine (Shirreffs, 2005). Afin d’éviter que la température du corps ne s’élève à un niveau critique (> 40 °C ou 104 °F) qui risque de provoquer un coup de chaleur à l’effort, l’organisme utilise la conduction, la convection et l’évaporation de la sueur sur la peau pour dissiper la chaleur produite par le métabolisme. Quand la température ambiante est élevée, l’évaporation de la sueur sur la peau est la seule façon de dissiper la chaleur corporelle pendant l’exercice. La réduction de la perte de chaleur par évaporation chez ceux qui portent un équipement de football présente des risques pour la santé et la sécurité des joueurs, car elle retient la chaleur métabolique et augmente le risque de coup de chaleur à l’effort. C’est ce qui a été mis en évidence aux niveaux secondaire et collégial, quand des décès attribuables à un coup de chaleur à l’effort ont été associés à des conditions climatiques extrêmes et à une déshydratation (Boden et coll., 2013; Grundstein et coll., 2012).

Les objectifs de cet article Sports Science Exchange sont de : 1) présenter les principes scientifiques pour assurer une euhydratation normale 2) rappeler l’importance de l’hydratation, tant pour la performance que pour la sécurité chez les joueurs de football et 3) faire des recommandations pratiques aux joueurs de football, aux entraîneurs et au personnel médical pour le maintien d’un taux d'hydratation normale et sécuritaire pendant l’entraînement comme pendant les parties.

EFFETS DE LA DÉSHYDRATATION SUR LA FONCTION PHYSIOLOGIQUE ET LA PERFORMANCE À L’EFFORT

Une déshydratation entraîne des efforts tant cardiovasculaires que thermorégulateurs qui peuvent réduire la performance à l’effort. Lors d’un exercice prolongé, le corps subit un changement physiologique appelé dérive cardiovasculaire, au cours duquel la fréquence cardiaque (FC) augmente pour contrebalancer une diminution du volume d'éjection systolique (VES) afin de maintenir le débit cardiaque (DC) permettant de continuer à faire l’exercice. La diminution du volume plasmatique due à la déshydratation entraîne une augmentation de la FC afin de maintenir l’apport en oxygène et en d’autres substrats nécessaires à la contraction musculaire (Montain et Coyle, 1992), ce qui exacerbe la dérive cardiovasculaire. Il a également été montré que, pour chaque 1 % de masse corporelle perdue, la FC augmente de 3 battements/minute (Adams et coll., 2014).

La température corporelle augmente pendant l’exercice et que cette augmentation est d’autant plus importante que le taux de déshydratation augmente (Buono et Wall, 2000). Il a été montré que pour chaque 1 % de masse corporelle perdue en raison des pertes d'eau par sudation, la température corporelle augmente de 0,22 °C ou 0,4 °F (Huggins et coll., 2012). La hausse de la température corporelle qui accompagne la déshydratation exerce une tension sur les mécanismes thermorégulateurs de l’organisme, ce qui augmente le risque de malaise causé par la chaleur et l’effort (Casa et coll., 2012) et réduit la capacité à performer de façon optimale (Marino, 2004; Marino et coll., 2004). De plus, un taux élevé de déshydratation entraîne une diminution du volume plasmatique et du taux de sudation, ce qui réduit la capacité de l’organisme à dissiper la chaleur par évaporation de sueur pendant un exercice effectué quand la température est élevée (Montain et coll., 1998; Sawka et coll., 1985).

Un taux de déshydratation élevé a des effets négatifs sur la performance à l’effort. Pendant un exercice en période de chaleur, pour préserver la fonction musculaire et les mécanismes thermorégulateurs, la demande de débit sanguin est plus importante tant dans les muscles que dans la peau. L’irrigation sanguine de la peau est essentielle pour que l’organisme déplace la chaleur produite par le métabolisme vers les zones périphériques et pour permettre la perte de chaleur par sudation. À mesure que la déshydratation augmente, la demande d’irrigation sanguine des muscles sollicités et de la peau augmente de façon compétitive, ce qui entraîne une diminution de la performance due à une réduction de la pression veineuse et du débit cardiaque pour répondre aux besoins métaboliques des muscles sollicités et la thermorégulation (Cheuvront & Kenefick, 2014; Cheuvront et coll., 2010).

Il a été montré que la déshydratation compromet la performance lors des exercices d’endurance (Casa et coll., 2010), la performance anaérobie ou lors d’un effort à intensité élevée, la force musculaire, la puissance musculaire (Judelson et coll., 2007a, 2007b) et les fonctions cognitives (Grandjean et Grandjean, 2007). Ces répercussions négatives ont un effet direct sur la capacité à performer de façon optimale sur le terrain, tout particulièrement dans le cas du football.

TECHNIQUES D’HYDRATATION CHEZ LES JOUEURS DE FOOTBALL

Des études antérieures ont analysé les techniques d’hydratation chez les joueurs de football de niveau secondaire, collégial et professionnel. Dans l’ensemble, les recherches ont montré que la plupart des joueurs de football, quel que soit leur niveau, sont constamment en déficit liquidien (Godek et coll., 2005a, 2005b, 2008; Stover et coll., 2006; Yeargin et coll., 2010). Godek et ses collaborateurs (2008) ont découvert que chez les joueurs de niveau collégial et de niveau professionnel, le taux de sudation moyen varie entre 1,6 et 2,3 L/h, ce taux étant plus élevé chez les joueurs de ligne que chez les arrières. Lors du suivi, pendant plusieurs jours, du taux d'hydratation de ces athlètes, il a été remarqué que les joueurs de football n’étaient pas en mesure de remplacer la perte liquidienne (tant lors de l’entraînement que pendant la récupération) et de retrouver la valeur normale du taux d'hydratation avant l’exercice. Ces résultats concordent avec ceux d’autres études évaluant le taux d'hydratation des joueurs de football de différents niveaux (Godek et coll., 2005a, 2005b; Stover et coll., 2006).

L’incapacité de remplacer tous les liquides perdus pendant l’exercice peut s’expliquer par l’importance de la perte liquidienne pendant l’entraînement, l’incapacité de remplacer cette importante perte liquidienne pendant et entre les séances d’entraînement, et de mauvaises techniques d’hydratation en dehors des séances d’entraînement (Stover et coll., 2006). Chez les joueurs de football professionnels (données non publiées), il a été observé que les stratégies d’hydratation pendant l’entraînement permettaient de remplacer les pertes d'eau par sudation, mais que les techniques d’hydratation utilisées en dehors de l’entraînement laissaient à désirer. Pour cette raison, les joueurs de football arrivaient constamment aux séances d’entraînement en état d’hypohydratation (déficit liquidien) causant un état permanent d’hypohydratation, au jour le jour, ce qui peut avoir, avec le temps, des effets négatifs sur leur performance. De plus, pendant un exercice intense en période de chaleur, des techniques inappropriées d’hydratation peuvent exacerber les mécanismes thermorégulateurs et les efforts cardiovasculaires du joueur de football, ce qui peut augmenter le risque de malaise causé par la chaleur et nuire à sa performance (Tableau 1).



LIGNES DIRECTRICES POUR MAINTENIR L’HYDRATATION CHEZ LES JOUEURS DE FOOTBALL

Besoins liquidiens chez les joueurs de football

Les besoins liquidiens, en particulier chez les joueurs de football, peuvent considérablement varier d’un joueur à l’autre, ce qui rend difficile l’élaboration de lignes directrices d’ordre général pour répondre aux besoins de tous les athlètes (Sawka et coll., 2007). Il faut interpréter avec prudence de telles lignes directrices parce que, chez certains athlètes dont le taux de sudation est faible, le risque d’hyponatrémie provoquée par l'effort est élevé (Almond et coll., 2005), tandis que les athlètes dont le taux de sudation est élevé et qui respectent de telles lignes directrices pourraient ne pas être en mesure de remplacer la perte liquidienne subie pendant l’exercice (Sawka et coll., 2007). D’autres ont suggéré que, pour maintenir leur taux d’euhydratation, les athlètes devraient boire en respectant les signaux de la soif plutôt qu’en cherchant à respecter les lignes directrices fondées sur le volume de liquide ingéré (Noakes, 2007). La difficulté inhérente à cette stratégie est que, en général, la soif n’est perçue qu’une fois atteint un certain niveau d’hypohydratation correspondant à une perte d’environ 2 % de la masse corporelle, un taux qui peut nuire à la performance. Par conséquent, un programme d’hydratation personnalisé peut être la solution à privilégier dans les cas où l’accès aux liquides n’est pas continu. Il est recommandé d’établir les besoins liquidiens de l’athlète en fonction de son taux de sudation et de la composition de sa sueur, afin de minimiser les pertes liquidiennes et pour améliorer sa performance.

De plus, il faut reconnaître que la plupart des athlètes, en particulier ceux dont le taux de sudation est élevé, ce qui est fréquent chez les joueurs de football, sont incapables de remplacer toutes les pertes liquidiennes subies pendant un exercice, en raison des limites inhérentes à la vidange gastrique. Dugas et ses collaborateurs (2009) ont signalé que boire à volonté et remplacer 67 % des pertes liquidiennes, plutôt que 100 % de la perte liquidienne, n’a pas modifié la performance des athlètes ayant participé à des études sur le sujet. Remplacer les liquides pendant l’exercice a pour but d’empêcher que d’importantes pertes liquidiennes nuisent à la performance (Casa et coll., 2000). Il faut profiter de la période de récupération après l’exercice pour remplacer toutes les pertes liquidiennes subies pendant une séance d’exercice (Casa et coll., 2000).

Calcul du taux de sudation d’un athlète

Il est nécessaire de connaître le taux de sudation d’un athlète pour établir ses besoins particuliers en liquide. Pour ce faire, les athlètes peuvent se peser avant et après un exercice ou un entraînement pour connaître la masse corporelle perdue par la sueur pendant l’exercice ou l’entraînement. Plus précisément, les athlètes peuvent se peser avant le début de la séance d'entraînement. Pendant les séances d’entraînement, les athlètes devraient avoir leurs propres bouteilles d’eau et noter la quantité totale de liquide qu’ils ont bu. De plus, si un athlète a besoin d’uriner pendant une séance d'entraînement, le volume d’urine devrait être mesuré. Après la séance d'entraînement, les athlètes devraient se peser une deuxième fois pour savoir quel était leur poids avant et après la séance d'entraînement et ainsi noter la différence. Le taux de sudation d’un athlète peut se calculer à l’aide de l’équation suivante :



Le calcul du taux de sudation devrait être effectué plusieurs fois au cours d’une saison pour avoir une idée précise du taux de sudation de chaque athlète; le taux de sudation change en fonction des conditions climatiques ou selon que l’athlète participe à une séance d'entraînement ou à une partie.

Techniques d’hydratation

Encourager les joueurs de football à minimiser leurs pertes liquidiennes en buvant ad libitum pendant l’exercice et à remplacer toute autre perte liquidienne après l’exercice leur permet de maximiser leur potentiel de performance optimale. Il est également important que les entraîneurs et le personnel médical apportent des changements aux séances d'entraînement de façon à assurer davantage de pauses pour permettre l’hydratation des joueurs, en tenant compte de l’équipement de protection et des conditions climatiques. Le Tableau 2 énumère les obstacles les plus fréquents à une hydratation adéquate et donne des conseils pour surmonter chacun d’eux.



BOISSONS POUR SPORTIFS

Les boissons pour sportifs, ou des boissons contenant des glucides et des électrolytes, peuvent être utilisées en plus de l’eau pour la réhydratation, surtout pendant les exercices intenses de plus de 60 minutes et en période de chaleur (Casa et coll., 2000). L’avantage d’utiliser les boissons pour sportifs en plus de l’eau est d’aider à restaurer les taux de glycogène et d’électrolytes qui sont perdus pendant l’exercice. De plus, les boissons pour sportifs, qui contiennent jusqu’à 6 % de glucides environ, ne ralentissent pas la vidange gastrique, ce qui favorise l’absorption de l’eau par l’organisme. L’ajout de glucides et d’électrolytes et une vidange gastrique sans entraves peuvent aider à améliorer la performance des athlètes, en particulier pendant des exercices à intensité élevée (Casa et coll., 2000).

HYPONATRÉMIE

L’hyponatrémie provoquée par l'effort est causée par une baisse du taux sanguin de sodium (< 135 mEq/L) qui résulte d’une hyperhydratation, d’un apport inadéquat en sodium ou d’une perte excessive d’eau par sudation (Rosner, 2009). La baisse du taux de sodium dans le sang causant une hyponatrémie provoquée par l'effort peut être due à une hyperhydratation, à un apport inadéquat en sodium ou à une perte excessive d’eau par sudation (Rosner, 2009). Ce problème médical, comme le coup de chaleur à l’effort, peut être fatal en l’absence de mesures préventives et d’un traitement approprié en cas d’hyponatrémie. Si de tels cas surviennent généralement lors de compétitions d’endurance relativement longues, comme un marathon (Almond et coll., 2005; Rosner, 2009), les récents décès de joueurs de football de niveau secondaire en Géorgie et au Mississippi en août 2014 en raison d’une hyponatrémie provoquée par l'effort montrent que ce problème devrait faire l’objet d’une plus grande attention (Payne, 2014). Faire des exercices intenses sous la chaleur peut modifier les réponses physiologiques (augmentation du taux de sudation et modification des habitudes d’hydratation) qui peuvent, à leur tour, augmenter le risque d’hyponatrémie provoquée par l'effort (Carter, 2008). Pour réduire le risque d’hyponatrémie, il est impératif d’établir les besoins individuels en liquide, en plus de donner aux athlètes, aux entraîneurs, aux parents et au personnel médical toute l’information utile sur les besoins liquidiens pendant une activité physique. D’autres stratégies peuvent aussi être utilisées pour minimiser le risque d’hyponatrémie provoquée par l'effort (Tableau 3).



STRATÉGIES PRATIQUES

  • Rappeler aux joueurs et aux entraîneurs l’importance de maintenir un taux d’euhydratation approprié pour maximiser la performance et assurer la sécurité du joueur de football.

  • Établir le taux de sudation de chaque athlète à l’aide de leur poids corporel avant et après une séance d’entraînement et une compétition.

  • Établir avec précision le taux de sudation d’un athlète pour connaître ses besoins en liquide pendant les séances d’entraînement et les compétitions, et ainsi éviter qu’une déshydratation nuise à sa performance.

  • Pendant leurs séances d’entraînement et les compétitions, les athlètes devraient s’efforcer de réduire autant que possible leurs pertes liquidiennes afin de maintenir leur taux de déshydratation à moins de 2 % de la masse corporelle. Ceux qui transpirent beaucoup ne seront peut-être pas en mesure de remplacer toutes les pertes liquidiennes subies; dans ce cas, il faut remplacer la perte de liquide après l’activité physique.

  • Les boissons contenant des glucides et des électrolytes (qui se trouvent dans les boissons pour sportifs) augmentent la capacité de l’organisme à retenir l’eau, l’aident à y arriver et améliorent sa capacité à rester hydraté.

  • Après un exercice, les athlètes devraient remplacer toute perte liquidienne qui reste. Remplacer 150 % du déficit liquidien (soit 1,5 litre pour chaque kilogramme de masse corporelle perdue) aide à remplacer la perte liquidienne subie pendant une activité. Les boissons qui contiennent des glucides, des électrolytes et des protéines aident aussi à retenir l’eau et favorisent la récupération musculaire après l’exercice.

  • Pendant un exercice intense sous la chaleur, il est impératif que les athlètes recourent à des techniques d’hydratation appropriées afin de minimiser le risque de taux élevé de déshydratation, ce qui peut nuire à leur performance et augmenter le risque de malaise causé par la chaleur.

RÉSUMÉ

Une déshydratation correspondant à une perte liquidienne équivalant à > 2 % de la masse corporelle peut compromettre la performance et avoir des répercussions sur la santé des joueurs (c.-à-d., augmenter le risque de malaise causé par la chaleur). Les joueurs de football sont sujets à une déshydratation, surtout en cas de conditions climatiques extrêmes. Établir un programme d’hydratation propre à chaque joueur de football et l’informer de façon appropriée sur l’importance de l’hydratation, tant pendant les séances d’entraînement que lors des compétitions et pendant toute la journée, permet de s’assurer que l’athlète est bien hydraté, préserve sa santé et favorise sa performance (Tableau 4).

 

 

RÉFÉRENCES 

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